LBO : un excellent moyen pour une transmission saine de PME.

 

 

Souvent le LBO a mauvaise presse. Considéré comme une opération financière profitant seulement aux actionnaires, on le pense mécaniquement néfaste pour l’entreprise. Pourtant, quand il est bien utilisé, le LBO est un outil très utile notamment dans le cadre d’une transmission ou d’une opération de Build-up.

 

Revenons sur la nature même du LBO. Il consiste à monter une holding dont le but est d’investir dans une entreprise. Cette holding contracte un emprunt bancaire représentant au maximum 70% du montant total de l’investissement. Un tel montage permet donc d’acquérir une société même avec un apport limité (30% minimum du montant total investi). Dans la plupart des cas, des fonds d’investissement apportent également du capital à cette holding.

Il s’agit donc d’une opération travaillée très en amont par le repreneur qui a présenté et « vendu » son projet aux fonds d’investissement et aux banques. Pour se faire, il se sera appuyé sur un business plan précis et donc sur une vraie stratégie de long terme. Les exigences de profits imposées par le LBO sont donc prévues et intégrées dans les prévisions financières de la société.

Évidemment ce type de montage n’est opportun que pour des sociétés suffisamment solides pour supporter le remboursement de la dette. Elles doivent être en bonne santé, sans trop de cyclicité dans leur activité. Par ailleurs, aucun investissement lourd ne doit être prévu à court et moyen terme  puisque les prochains cash-flows seront destinés au remboursement de la dette.

Dans le cadre d’un montage LBO sain comme détaillé ci-dessus, tous ses acteurs ont intérêt à voir augmenter la croissance de la société : le repreneur qui y a investi ses économies et son énergie, mais également les fonds devenus actionnaires qui ont beaucoup plus à y gagner qu’avec le simple effet de levier généré par le fort endettement. L’intervention de ces fonds lors des cinq années que dure en moyenne un LBO s’avère de plus très bénéfique dans le sens où ils apportent leur expertise financière sur le contrôle de gestion et la structure de l’entreprise.

Il faut donc retenir que le LBO n’est certes pas un remède miracle (si son effet de levier est poussé à l’extrême ou si les prévisions ont été trop optimistes il peut effectivement provoquer la chute de l’entreprise), mais s’il est correctement conçu et appuyé par un dossier solide, il reste le meilleur moyen pour permettre une transmission saine de PME. C’est pourquoi il est primordial de ne pas prendre cet outil à la légère et de se faire accompagner et conseiller par des professionnels avisés.


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